mardi 9 février 2010

Adel El Zaïm
Toi, moi et les autres
L'existence de l'amour est une chose réelle . Il est là et disponible au profit de tous les hommes et les femmes qu'ils peuvent l'utiliser pour atteindre leur bonheur. Mais il est seulemnt valable si ils sont crédibles , sinon la signification et les valeurs de l'amour seraient complètement vides ou vaniteuses . Chacun entre eux doit donc venir à rencontre l'amour avec courage, véracité et sincérité.
Mais l'amour est elitiste et relatif : Quand vous dites : "ça , me manque" cela veut dire que vous êtes vraiment amoureux, car le fait d'être concentré sur une seule réflexion , matin et soir . En réalité, aucun sentiment d'amour ne serait jamais complètement satisfait . La recherche de l'autre âme avec ses sentiments est l'essence de l'amour. Quand on atteint ce qu'on voulait, le besoin de l'autre s'arrête d'être un motif impulsif et devient un quotidien ordinaire . Sur ce point , l'amour attend la stagnation ou le recul .
Ainsi, la jeunesse est le meilleur temps de rencontrer l'amour. Les grands gagnants sont donc ceux qui ont éprouvé des sentiments amoureux primaires , purs et innocents , sauf dans des rares exceptions.
Les amoureux ont souvent tendance à consentir de grandes sacrifices et concessions importantes . Naturellement , cela n'est pas obligatoirement réciproque , mais sans doute apprécié par celui qui avait l'avantage , à moins qu'il soit ingrat . Cette dernière situation est vraiment très rare dans les relations amoureuses .
Cela dit, on peut trouver dans la vie des cas contraires à tout ce que nous avons décrits comme conditions d'un amour idéal , c'est particulièrement l'histoire d'un homme de certain âge , environs cinquante cinq ans, qui est tombé follement amoureux , d'une jeune
femme à l'âge de sa fille. La différence entre leurs âges respectifs est au moins vingt cinq années !
La jeune femme est mariée , lui aussi . Donc , ils avaient une
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double vie pour chacun et ils ont crée forcément deux cas d'adultère avec leurs couples ! Une situation de grande difficulté à confronter , mais c'est encore de l'amour qu'il s'agit: un des plus profond et crédible amours, qui peuvent être réalisés .
Ils sont deux fois tombées amoureux, deux fois mariés et sont pris encore une fois par les sentiments amoureux , mais avec deux autres personnes , ce qui représentent une complexité énorme. Quelle vie!
Personne ne peut échapper à son destin. Ainsi, en première phase de l'histoire, Veronique , une jeune infirmière stagiaire , à l'âge de vingt ans, a rencontré Doctor Francis, médecin interne à l'urgence d'un hôpital à Paris , plus âgé qu'elle de sept ans seulement . Les deux étaient donc encore jeunes, aptes de se voir chercher l'amour . Mais ils étaient différents de comportement et d'expérience : elle était naïve à cet âge là , mais l'autre avait plus d'audace et d'expérience .
Pour la première fois qu'il l'a vue, il a commencé son jeu du charme avec elle . Le contact qu'on peut le qualifier d'affectueux a eu lieu pendant le premier jour dans la soirée avec un peu moins des malades ou blessés dans l'urgence .
Elle était nouvelle dans cet hôpital et peu compétente apparemment. Il lui a dit qu'il est prêt à l'aider et améliorer sa connaissance et sa pratique des soins , si elle souhaitait.
Ce médecin n'était pas spécialement beau, mais il avait une pleine attirance physique . Cette nuit là , les autre médecins sont partis, l'un après l'autre. Or, bien qu'il fusse tard et que les deux étaient fatigués , il a parlé avec elle plus qu'une heure. A la fin, il l'a embrassé sur les joues et lui a serré un peu sur la poitrine, puis les deux se sont donnés rendez-vous , le lendemain, pour déjeuner ensemble dans le cantine .
Leurs rencontres se sont multipliées . Cela a duré presque un mois . Tous les jours à midi , les deux amoureux étaient là , et tout le monde savaient donc depuis la première semaine qu'une relation forte les lie . Ce genre de relations entre médecins et infirmières
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étaient banal de toute façon. Rien n'était pas étonnant , mais un jour, les clients de la cantine ont remarqué que les deux amoureux ont porté des alliances ; donc ils vont se marier bientôt.
Le mariage était impressionnant. Il a réunit beaucoup de médecins, chirurgiens, infirmières et une grande partie des employés de l'hôpital .
Après les cérémonies , Veronique et Francis sont allés d'abord à Nice , puis en Tunisie, pendant un moi entier . Tout allait bien au cour de ce voyage de noce . Les deux étaient très heureux et satisfaits l'un de l'autre .
Avec leur retour et le commencement de vie de ces époux ordinaires comme les autres , leur euphorie et leur extase ont continué pendant quelque temps après leur voyage de noce.
Cependant il y avait un changement important dans leur vie quotidienne et professionnelle : Francis a eu un poste fixe dans le secteur des soins hospitaliers aux étages élevés de l'höpital avec un stage de spécialisation chirurgicale . Ainsi il s'est libéré des yeux de sa femme qui le regardaient la plupart du temps à l'urgence . C'est ainsi qu'il puisse tenter tout ce qu'il avait envie avec le personnel féminin du secteur. C'est pourquoi Veronique a préféré peu du temps après la promotion de son mari de quitter l'hôpital définitivement et rester à la maison pour ne rien voir et ne rien entendre des histoires de son mari, coureur de jupons .
Trois ans ont lentement été passés depuis ce temps-là , et leur grand amour a commencé de s'éteindre . En conséquence , il n'y avait entre eux que les gestes du quotidien , sans affection exagérée comme ceux qui sont récemment mariés .
Leurs ressources étaient suffisantes pour avoir une bonne situation sociale. Ils ont fait la connaissance de plusieurs amis, et pris l'habitude de sortir et échanger des visites avec eux , deux ou trois fois par mois , surtout dans les domaines médicaux .
On doit signaler ici que Francis n'a jamais perdu de son charme avec les femmes qui se trouvaient dans ces rencontres. Veronique
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devait connaître par conséquent que certaines affaires entre son mari et celles-ci auraient pu passer du temps à autre, mais comme d'habitude, elle ne disait rien sur personne.
Dans ces conditions de vie conjugale , devenue assez monotone, si n'étaient pas trop ennuyeuses, Veronique a cherché des personnes qui seraient ses propres amis . Effectivement, une jeune femme de son âge est devenue son amie préférée . Elle s'appelle Masha, russe d'origine et tout à fait agréable et sociable.
Un jour les deux amies sont allées dans une galerie pour assister à l'inauguration d'une exposition d'un fameux peintre . Il était là et son amie Masha qu'elle le connaissait déjà , lui a présenté comme : Fernand Zanuk. Un bel homme âgé de 45-50 ans , au moins.
Veronique a, en effet, en examinant les tableux, estimé beaucoup les couleurs et la distribution de l'espace des portraits et des autres images. Particulièrement un nu d'une jeune fille dans les bras de l'Amour. Le peintre a remarqué l'intérêt que Veronique manifestait pour cet oeuvre et l'envie de l'acheter. Le peintre a parlé avec elle très doucement et demandé son adresse en exprimant sa volonté de lui offrir l'ouvrage qu'elle a aimé . Elle a été surprise un peu par ce geste de l'artiste, mais elle a fini d'accepter ce cadeau précieux et lui a remercié cordialement , alors elle a proposé qu'ils aillent ensemble pour dîner dans un restaurant des coins , après l'exposition.
Ainsi était son premier contact sensible avec le peintre , mais pas le dernier : Son amie Masha les a invités tous les deux chez elle pour prendre une tasse de thé. Là, elle les a laissés seuls pendant qu'elle était partie dehors pour un certain temps . Fernand disait à Veronique qu'elle lui plaisait et souhaite la voir encore. Elle a accépté volontiers sa proposition sans hésitation.
Les rencontres suivantes avaient lieu dans les parcs publics et autre endroits de même genre, puis dans un joli studio de peinture , où il travaille une grande partie de la journée avant qu'il rentre à sa maison dans Neuilly où il habite avec sa femme.
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Leurs sentiments amoureux étaient sans limite, malgré la différence entre leur âges respectifs. Il était un homme fort, sensible , affectueux, gai et il la respectait énormément .
Les deux souhaitaient faire le meilleur pour atteindre le sommet dans dans tous les domaines de leur liaison : affection , satisfaction sexuelle , conversation et jeux d'amour . Pour eux était un principe d'ordre régulier dans la relation entre homme et femme qui s'aiment . Ils se donnaient , l'un à l'autre , avec une grande joie et une immense envie . C'est-à-dire vivre encore du temps d'or de l'amour . Bien qu' il soit possible que ce temps là ne dure que quelques mois ou pour un maximum quelques années, limitées malheureusement ; car, il ne serait d'aucune manière comme les premiers jours pleins du bonheur.
Leur amour aurait pu durer longtemps si Masha n'avait pas été jalouse, parce qu'elle connaissait Fernand comme artiste pas comme un homme amoureux . Elle a découvert en lui des qualités
extraordinaires , en regardant ses gestes et en entendant ses paroles avec Veronique . Il était l'idole suprême de l'amour et l'exemple merveilleux de l'homme passionnant que les femmes désirent .
Malhureusement la jalousie, née de l'égoïsme, est un mal inhérent de la passion , c'est ainsi que Masha est tombée malade de cette infection , quand elle a voulu récupérer Fernand, son ancien ami, et priver Veronique de son amour .
Elle a essayé d'abord de se rapprocher de Fernand pour l'attirer vers elle d'une façon ou d'une autre. Mais son effort de séduction féminine est resté vain . Fernand avait une affection inconditionnelle avec Veronique , impossible de la franchir . Donc , il ne reste pour elle que le recours aux gros moyens : Elle a écrit une lettre anonyme à adresser au docteur Francis , mari de Veronique , lui informant que sa femme lui trompe avec quelqu'un depuis longtemps . Or, pour déclencher, en même temps, un grand scandale autour de cet adultère , elle a opté d'envoyer la lettre à l'hôpital où D. Francis travaille , en supposant que sa secrétaire l'ouvrira avant de lui montrer , comme c'est pratiqué habituellement dans les institutions de ce genre .
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En fait c'était la secrétaire qui a lu la lettre en premiere , mais
quand elle a réfléchit à ce que signifie l'accusation de Veronique qu'elle la connue bien comme ancienne collègue , elle a décidé de déchirer la lettre du corbeau pour épargner son chef de la peine qu'elle provoque et sauver sa femme des conséquences de cette accusation .
Ainsi, Masha a perdu par son propre choix l'effet qu'elle a voulu créer pour éloigner Veronique de son amant . Pratiquement , rien n'a été changé dans le quotidien de ce couple amoureux depuis cette manoeuvre lamentable.
La jalousie galoppante dans son âme lui a poussé à commettre un crime . Elle a voulu tuer son amie rivale , mêm si elle n'arrivera à gagner son pari en accaparant Fernand pour elle seule . Puis elle a renoncé à cette tentative , car si elle s'est débarassé de Veronique , Fernand va soupçonner de quelque chose , malgré toute les précautions qu'elle puisse prendre pour ne pas dévouvrir le faiteur du crime .
Un jour Veronique lui a téléphoné pour l'inviter à dîner au studio de Fennand à l'occasion de l'anniversaire de leur première rencontre au galérie . C'est à ce moment là que la fureur de jalousie est arrivé à son point culminant et une idée diabolique éclata dans sa tête : il faut tuer tous les deux à cette occasion !
Elle a préparé un gateau empoisonné à ofrrir au couple pour le dîner d'anniversaire . Or, le jour déterminé elle est allée au studio de Fernand avec le gateau dans ses mains . Le couple lui a réservé un acceuil chalheureux en lui remerciant pour son geste .
A la fin du repas , Veroniqique mis une bougie allumée sur le gateau et elle lui a soufflé avec Fernand . Masha a coupé après le gateau et donné à chacun une portion , et elle a gardé une petite portion pour elle même . Fernand a ouvert une bouteille de champagne , et pendand l'euforie et la joie du couple , Mash fait semblant de commencer à manger la portion dans son assiette tandisque Veronique et Fernand ont apprécié le gout du gateau et rapidement leurs assiettes ont été vides . Quelques minutes après , les deux avaient un mal terrible à l'estomac et sont tombés agonisants par terre , l'un après l'autre .
Masha , une fois rassurée de leur mort, s'est débarassée de tout ce qu'elle avait touché pendant le repas : son assiette , son verre , et ses couverts et elle est partie doucement du studio en laissant les deux cadavres allongés par terre .
Les enquêtes qui on suivi le crime n'ont pas aboutit à découvrir le criminel . Masha a été questionnée comme amie très proche de Veronique , mais son témoignage n'a pas ajouté grande chose aux résultats de l'enquête .
Masha a assisté , après l'autopsie qui a confirmé l'empoisonnement , aux deux enterrements de Veronique et Fernand et a présenté ses condéléances à chacun de leurs époux , sans aucun remords .
Un mois après, en mémoire de son amie défunte Veronique , Masha a téléphoné au Docteur Francis, son veuf, pour l'inviter à prendre une tasse de thé chez elle , en lui demandant s'il ne trouve pas d'inconvénient de trouver chez elle la femme de Fernand aussi . Il était d'accord , ainsi que la femme de Fernand , par la suite .
Fin

samedi 23 janvier 2010

Adel El Zaïm
Liste des romans écrits dans ce blog :
1 - Automne d'une femme poète - traduit en anglais
2 - Celui qui connaît tout ou rien - traduit en anglais
3 - Héros d'hier et d'aujourd'hui - traduit en anglais
4 - La nuit d'un été bourgeois - traduit en anglais
5 - Laisse hurler les loups - traduit en anglais
6 - Réveil comme un rêve - traduit en anglais
7 - Les derniers hommes honnêtes - traduit en anglais
8 - Maria et les autres - traduit en anglais
9 - Ma vie sacrifiée - traduit en anglais
10 - Le manipulateur - traduit en anglais
11 - Diaboliquement votre - traduit en allemand
12 - La masse gluante d'un corps - traduit en allemand
13- Vivre avec les embarras - traduit en allemand
14 - Serais-je vraiment coupable ? - traduit en allemand
15 - Viens que je t'embrasse - traduit en allemand
16 - La mort te trouvera ! - traduit en allemand
17 - Phénomène ! - traduit en allemand
18- Claudine - traduit en allemand
19- Les belles allemandes - traduit en allemand
20- Naïf et innocent - traduit en allemand
2I - Rebelle permanent - traduit en allemand et en anglais


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ADEL EL ZAÏM

Automne D’une femme Poète



Chapitre 1

Envie d'un paradis véritable


J’ai hérité de mon père, mort au printemps de mon âge, à seize ans justes, la fortune, le renommé, la beauté et ….ma sœur Anne! Cette dernière remplaçait ma mère décédée aussi, avant mon père. Elle est la pire des sœurs au monde, parce qu‘elle jouait injustement le rôle du‘une mère-poule, dominatrice et despote, malgré qu’elle fusse mon aînée de six ans.

Célibataire, puis mariée plus tard, c’était la même chose. Elle ne pouvait , plutôt ne voulait pas, changer d‘une pouce. Elle décidait tout pour moi; l’heure de manger; quand je devais me coucher; quand je pouvais sortir; avec qui de mes voisines ou collègues à l’école; combien je devais dépenser et d’acheter quoi; comment m’habiller; comment parler; comment vivre ou mourir …J’étais obligée de me conformer à toutes ces exigences de la sœur farfelue!

Anne était vraiment un monstre en chaire humaine ou un ange né de mille diables. Elle me punissait pour des petites erreurs ou des oubliettes minimes. Elle me frappait s’il fallait, giflait ou écrasait avec ses pieds, arrachait mes cheveux ou cassait mes dents .

Quant à moi, j’acceptais tout, parce qu’elle était une mère imposée de fait , être récalcitrante, protestataire ou rebelle .parce que j’étais orpheline et sans force . Je ne la jamais contrarié ou refusé ses ordres; jamais pris une revanche, jamais montré une irritation; car, je ne pouvais pas

C’étais l’enfer sous un rideau de faux bonheur de richesse et de solidarité familiale apparente . Malgré que ma mère était d’un caractère effacé devant son mari dont la famille étant plus riche; malgré l’affinité de mon père et son éducation religieuse bourgeoise , nous étions considérés, par les autres gens, supérieurs à tout le monde; décideurs de notre sort, de notre manière de vivre; indépendants, n’ayant aucun besoin d’autrui , surtout des gens moins riches que nous ; tandis que nous pouvons impérativement demander le service des autres, payant ou gratuitement.



Quand Anne est mariée, est devenue la mère des deux individus à la fois : moi et son mari . Ce pauvre dernier ne pouvant se défendre envers elle, était in capable de me défendre aussi . Au contraire, j’avais plus de courage de contester le comportement de ma sœur avec lui, qu’avec moi-même; malgré que mon attitude restait, elle-même, punissable et réprimée .

Je n’avais pas le choix; soit vivre, soit mourir . J’ai choisi de vivre bien entendu, en attendant un miracle qui me sauvera des dents de cette charnière .

C’est pourquoi j’ai trouvé dans la fiction mon abri spirituel. J’ai commencé de faire de la poèsie mon souci permanent ,depuis l’âge de seize ans . Mon premier poème était normalement intitulé ‘’ Sœur ennemie !‘’ :

Fais ta colère dans tes ravages
J’ai sacrifié l’insoumission
Aux cruautés de tes ouvrages
Qui m’ont vaincu sans conditions

Charges tes armes opérationnelles
Contre ma faible patrouille
Contre l‘amour fraternel,
Cette religion de la famille

Sauves-moi ma vie de l’entraînement
Aux fratricides de la haine
Je souviendrais du sale Satan
Que tu l’incarnes à l’humaine !

Si mon père était encore vivant, je ne saurais pas tombée dans cette abysse ouvert devant ma jeunesse, que ma sœur voulait m’y jeter comme un poisson mort. J’ai dû lui montrer mon obédience, obéir au doigt et à l’œil, en fonction de son hiérarchie dans une famille bourgeoise en manque de pluralité de progéniture !

La seule personne que j’ai adorée pendant mon adolescence était mon père. Un personnage sans pareil de tout les points de vues.

Je l’ai décrit dans mon carné de poèmes, que je garde religieusement :

Ta mémoire est gravée sur l’histoire
De ma vie comble et homogène
En dignité et en gloire
Sans remonter sur la scène





Tu me donnes des leçons en lumière
Tu étais mon appui quand j’appèle
Mon maître, mon enseignant et mon père
Me fait rire ou pleurer, je rappèle


Père! comme toi n’existe pas !
Ni en courage, ni en noblesse
Je te l’ai dis, hâtant les pas
A ton destin, quand tu me laisses



Mon père aimait Anne autant que moi. Il n’avait que nous, deux filles, sans frère qui aurait, par chance, changé l‘hiérarchie . Généralement, et malheureusement d’ailleurs ,dans notre milieu , la fille aînée pouvait dominer et superposer, quand il n y a pas un mâle dans la famille; mais jamais à ce point-là ..

A son vivant, mon père évitait avec sagesse et délicatesse toute discrimination basée sur l’ancienneté dans la famille, et empêchait ma sœur de l’exercer pratiquement. Sitôt il meurt, elle a appliqué les lois de sa suprématie .

Dans l’histoire de notre famille il a y a un avant et un après la mort de mon père . La deuxième période marquait toute ma jeunesse et une grande partie de l’âge d’une femme mûre . Même cette dernière partie était imprégnée par une influence extraordinaire permanente , pas sur moi seulement, mais sur l’ensemble des gens que je connaissais, surtout les personnes qui m’ont aimée .

En fait, j’étais trop belle, trop fortunée , trop cultivée pour être aimée; par conséquent, je pensait qu’avec ses qualités, ne pouvais pas être la bien aimée d’un homme, un jour. Mes amis, mes collègues et d’autres personnes, que je connaissais ou que j’ignorais, n’avaient pour moi, en général, que la jalousie et la critique permanente . Ma sœur a doublé ce phénomène extravagant , en participant, plus ou moins, directement ou directement, à dire du mal de moi ,des offensives ou quelques fois ,interrogations malines sur mon état phisique ou moral, sur mes dons et mes talents , sur ma poèsie et ma culture …même sur ma voix en chantant mes poèmes!

Pour moi, ma sœur était, malgré tout une belle femme, normale sous les yeux des autres et cultivée; mais elle n’était pas poète . Ce talent est un don divin, qui n’est pas à la disposition de chacun . On peut être historien, physicien, astronaute, médecin,de tous les métiers , sauf ce qui touche aux muses , à l’inspiration artistique et culturelle .C’est pourquoi, j’avais un besoin spirituel de sortir de ma sœur.

J’étais poète de ma nature, et j’ai enrichie ce don par la lecture, la musique, l’esthétique et la nature. Les hommes, de loin, m’intéressaient comme source de réflexions , de méditations et d’émotions .Les femmes sur ce plan, non .

Pour les instincts sexuels j’étais comme tout le monde, pendant
l’adolescence et à l’âge adulte; mais certaines femmes jalouses inventaient n’importe quoi pur dire que je n’étais pas une femme parfaite sur cet échelon . Pour les antagonistes confirmées , j’étais frigide ou passive , pour d’autres une lionne et hystérique . Il y avait une troisième catégorie qui disaient que j’avais des anomalies physiques importantes dans les parties intimes de mon corps, comme si elles étaient

des sages-femmes ou des gynécologues ! Une quatrième catégorie disaient que je parlais mal avec les hommes; que j’étais hommasse et insensible; que je sentais une
odore très spéciale, peu attirante; que mes cheveus et mes poîles étaient colorés ; que ma nature, mes goûts, mes désirs, ma moralité et mon comportement étaient tellement différents que ceux de toutes les autres femmes, dans le monde entier !.

C’était atroce de la part de ma sœur et les autres de m’avoir vue dans cette
image falsifiée .. Je ne suis pas née belle par ma volonté. Je n‘ai pas beaucoup d’argent à cause d’une fortune que j’ai fabriquée moi-même . Puis , ma culture, si j’en avais suffisamment ou partiellement, n’est pas tombée du ciel . Alors , pourquoi cette animosité sociale généralisée contre moi?

Le mot ’’Paradis ‘’, me fascinait toujours. Il est pour moi la liberté, la nature, la vie simplement . Pour les autres, c’est la prospérité, les plaisirs et une vie diversifiée avec des excès de tout : des fleuves en miel et en vin; des palais en or massif; des belles créatures, hommes, femmes, enfants et animaux, tous jeunes et désinvoltes; des anges par milliers; des fleurs de toute couleur; des fruits délicieux accessibles, à la portée de main , tout en restant allongé, tendu sur des lits en soie et fils d’or et argent etc. Je me contentais de ce que j’ai et je me réjouissais de tout ce que ma sœur m’offrirait, quand elle se dotait exceptionnellement de bonne humeur ; mais j’avais paradoxalement l’angoisse dans la joie , la fatigue dans le repos, l‘homogène dans le contradictoire. Ce que je voulait c‘était autre chose , mon paradis à moi, la liberté . .

A la maison, j’étais à la fois maîtresse et bonne . Je m’explique : nous avions plusieurs employés et domestiques; un chauffeur pour notre grande voiture noire, celle que mon père l’utilisait de son vivant ; une cuisinière et une domestique pour le ménage, en même temps, femme de chambre et secrétaire privée, discrète et trop sérieuse, à ma sœur exclusivement . Or, si j‘ai demandé quelque chose attribuée à un de ces employés , je me trouvais détestée, reprochée, critiquée ; soit parce que c’était leur travail, donc, selon ma sœur, doivent obéir à mes ordres et exécuter ce que j‘avais à faire; soit, au contraire, c’était à moi de le faire parce que exagéré ou dépassant les limites que ma sœur aurait dessinées ou parce que considéré comme une zone réservée, entrée exclusivement dans le cadre de ses propres privilèges .

Si elle me trouvait occupée de quelque chose , sans avoir l’averti d’avance ou lui demandé la permission , elle me disait toujours : « Tu n’avais pas autre chose à faire? Viens m’aider un petit peu ! » et c’était quoi ce ’’petit peu’’? C’était toujours quelque chose à elle , qui l’intéresse personnellement ou qu’il lui faisait plaisir !

J’en avais mare de cette vie appelée familiale, à sens unique ; mare de cette fausse mère-poule; mare de la richesse ;mare des employés et domestiques; marre de la bourgeoisie entièrement . J’avais envie de vivre dans le monde que j’ai crée dans mon imagination, ce qui correspond exactement à mon paradis :

Dits, nouveau soleil, accueillant
La nuit ne connaissait pas de fin ?
As tu été sourd pour longtemps?
Cette prison durera pour autant ?
Toutes les routes et ruelles son fermées
Et le blocage est imposé à tous.
De mille mois, ou encore plus
Dansl’mertume où je suis enfermée
Vas-tu punir tous ces crimes , un jour?
Ou ils seraient emportés par le vent ?
Tu va dire, nouveau jour, à présent,
Si j’attends , tu seras de retour

En effet, cette nuit qui dure depuis la mort de mon père ne verrait jamais le jour, ni quand j’ai dépassé les années de l’adolescence, curieusement plus longues chez moi que chez les gens normaux, ni le temps quand je suis devenue belle -fille après le mariage d’Anne d’ un homme supposé changer quelque chose à la maison, à la discipline des plus terribles des familles bourgeoises .




Chapitre 2

Bonheur empoisonné


Continuer d’être célibataire ne me gênait pas outre mesure. Ce qui m’inquiétait à l’âge de dix huit ans, était le fait que ma sœur continue à décider tout pour moi. Elle a refusé tous les candidats qui se sont personnellement présentés à notre domicile, ainsi que les autres, absents mais proposés par intercalation, par des familles qui nous connaissaient bien et savaient combien nous étions riches. La réponse de ma sœur était différente pour chacun, mais négative pour tous les candidats :

« Jeanne ! Il est trop jeune pour toi.
Il est assez vieux pour le refuser tout de suite .
Il n’est pas aussi riche comme toi.
C’est un bon garçon, mais trop beau; qu’est ce que je peux faire avec deux dindonneaux chez moi ? ( l’un de ces dindonneaux c’est moi)
Il n’est pas beau. Refusé !
Il est grand par rapport à toi.
Il est trop petit pour marcher avec toi dans la rue…. »

Le résultat était que tous les arguments des candidatures de mariage étaient réfutés . Pour moi, la plus grande partie de ces candidats étaient acceptables !

J’ai publié certains de mes poèmes, avec l’approbation de ma sœur qui n’ avait même pas lu mes œuvres avant, ni après la publication. Cela m’était égale, qu‘elle ne les lise pas, mais je l’en voulais pour ne pas me laisser savoir son avis sur ce que j’ai écrit. C’était important pour moi de connaître les intentions de mon antagoniste .

J’ai voulu ,en fait, la faire comprendre que j’étais un être humain qui vivais avec des sentiments et des émotions. Je souhaitais revaloriser devant ses yeux mes idées et mes réflexions, qu’elle cesse de me considérer omme nulle, un rien de rien !

Parmi les rares poèmes que j’ai écrits pour manifester intuitivement mes réactions contre ses attitudes, des vers satiriques n’ayant aucunement la véritable image de ma sœur, physiquement; mais reflétant ses caractéristiques intrinsèques qui la transforme en femme très laide, vieillissante et cruelle à la façon du portrait variable de Dorien Gray, du fameux écrivain Oscar Wilde :

Idiote; personne n’était crée
A son image et son allure
Dans ses paroles et tournures
Quand tous se moquaient d’elle !
En compliments si ridicules

Si elle prenait certaine de rues
Elle se vidait des passagers
Les singes sont sûrement épris
Mais les hommes ont fait mépris,
A l’univers de la stupeur

Elle croyait si attirante
Que le mourant souris pour elle !
Personne n’en fout, de son côté
Quand la laideur devint beauté
C’est l’univers de paradoxe


Ceci dit, une large inspiration dans le domaine de faire la poèsie , qu’on peut l’appeler ’’ bonheur empoisonné ’’a marqué mes poèmes .On dirait de cette inspiration , un miraculeux oracle de nouvelles prophéties qui m’a donné le droit de me réclamer adepte et disciple .Une confession perpétuelle des tourmentes d’existence , un peu maladives, à cause de ma sœur !

On dirait que tout cela est, sans doute, né des concepts comparables a ceux de Schopenhauer dans sa philosophie pessimiste .Ce qui m’a rendue, paradoxalement, par déception permanente et par résignation, une créature de nature flexible, conciliante et amoureuse des compromis et demi-mesures.

En effet, je n’ai pas changé de ma nature que le jour où Anne était mariée avec Claude, un type aussi âgé qu’elle; aussi riche que nous également, mais timide et effacé ; Or, après avoir aménagé dans la maison une suite qui serait séparée de toutes les pièces, surtout de la mienne, on entendait au long de la journée, quand le mari est chez lui, dans sa chambre ou ailleurs: « Claude, viens là. Claude, ne viens pas. Claude, faits ceci. Claude, faits celai … »et le pauvre mari exécutait tout sans rien dire;sans protester ou montrer la moindre irritation. Quand il était absent , toutes les erreurs du monde sont attribuées à lui ; elle-même en était toujours pour rien .

C’était ,tout le temps, lui qui est fautif et responsable .Et lui, ne pouvait rien dénier quand il revenait et écoutait les reproches , sinon …….

La situation m’a fait révolter; j’ai commencé, d’abord dans ma tête, plus dans les faits suivants , à reconsidérer tout à l’égard de ma sœur. Il m’arrivait parfois de me dire que Claude, le mari trop gentille et tendre à l’extrême , avec sa femme, avec les employés de la maison et moi- même, pourrait s’intéresser un jour à regarder un peu autour de lui et me trouver attendre de lui un geste ou un mot, pouvant me défendre ; mais il était depuis son mariage, un véritable ganache, incapable de montrer une autorité risquant même de se défendre . Au contraire, j’avais plus de courage de contester le comportement de ma sœur envers lui, qu’avec moi-même; malgré que mon attitude restait, elle-même, punissable et réprimée.

Je me suis dit qu’il pourrait sortir, lui aussi , du carcan de l’existence que ma sœur lui a mis autour de son cou . Il aurait pu trouver en moi, loin de cette impudence, l’ombre qui l’abrite des rayonnements brûlant qui tombent atrocement, tous les jours, sur sa tête ; je pourrais lui souffler des brises fraîches qui pouvaient adoucir le volcan de ses profonds, s’il sentait vraiment son aliénation complète née de l’autorité du monstre, ma sœur! À l‘instar de moi- même !

Elle continuait , pourtant, après son mariage avec Claude, à me considérer une impuissante orpheline, isolée presque dans sa chambre , malgré des réactions visibles qui se développaient lentement chez son mari .

Furieuse comme d‘habitude , elle m‘a dit, une fois : « Il faut que tu changes ce ton grave et assourdit comme un homme » .

Mais ,cette prétendue qualité que ma sœur m’attribua; m’a , pourtant, favorisé les conséquences dans la vie extérieure .Elle m’a aidé à trouver des ouvertures dans l’exercice du métier de poète, si j’ose dire , que c‘est un métier .

Une station culturelle à la radio, m’a désigné responsable de l’émission hebdomadaire consacrée à la poèsie. Là, que j’ai réalisé mon premier contact direct avec le public et avoir un certain succès .

Ma voix lente et grave avait ,en conséquence ,contrairement à la pensée de ma sœur, participé réellement à cette réussite; Claude, lui- même, me l‘a dit une fois, en absence de sa femme; il trouvait que la lecture des poèmes profite largement de cette qualité, pourtant moins appréciée dans d’autres domaines, surtout par les femmes qui voient dans la voix aiguë un signe de féminité; et les hommes qui la considèrent excitante sexuellement .Pour lui c’était donc, le contraire

Mon changement de métamorphose morale était réalisé à l’extérieur donc, pas à’intérieur ; car dans le cadre du dernier cas, c’était impossible de faire quelque chose ! Alors je me suis rapprochée d’André par de différents prétextes imaginables.

Dans le monde de travail, même réduit à une émission d’une demi-heure à la radio, m’a donné la confiance en moi-même. Il m’a comblé de l’amour de la poèsie et l’attachement à un public qui apprécie la magnificence de cet art.

La première connaissance d’un homme cultivé et brillant, était faite par le directeur-même de cette station de radio. Il était vraiment généreux et ouvert à ses
collaborateurs et au public . . .

Notre relation est restée limitée par les soucis culturels professionnels. Je n’ai pas osé de parler de lui devant ma sœur, peur de penser qu’elle puisse deviner mon admiration personnelle de cet homme. Mais les mois suivants, elle a entendu de lui, à plusieurs reprises, à cause de ses communications téléphoniques de travail; et elle a commencé à poser des questions sur lui.

En réalité, je ne savais rien de la situation sociale ou familiale du directeur de la station. Je connaissais seulement ce qui touchait à sa responsabilité administrative et culturelle et à certains aspects de ses qualités comme homme de culture, pas plus. Mais cela intéressait très peu ma sœur. Celle -ci voulait savoir s‘il y avait, plus ou moins, un lien sentimental entre lui et moi.

Mes réponses paraissaient insuffisantes pour sa curiosité et ses soupçons, elles m‘ont rende la vie professionnelle difficile.. Mais j’ai résisté à son attitude négative, et continué mon travail sans faire attention, pour la première fois, à ses réactions. Mon changement de métamorphose morale était réalisé à l’extérieur donc, pas à’intérieur ; car dans le cadre du dernier cas, c’était impossible de faire quelque chose ! Alors je me suis rapprochée d’André par de différents prétextes imaginables.

J’ai appris, plus tard, qu’André, le directeur, était veuf depuis peu, autodidacte, origine d’Alsace, qu‘il habite dans les banlieues Nord de Paris. Or, pour ma sœur, prétentieuse, bourgeoise raciste, André ne serait jamais candidat à mon mariage, à cause de ses quatre défauts !

Quant à moi, je n’ai jamais pensé à avoir une perspective quelconque de me marier avec mon directeur ; en plus, si je respectais cet homme, ce n’était pas sur la base des critères d’origine sociale ou de niveau de vie; mais parce qu’il était intéressant, admirable au point de vue culturel, charmant physiquement, aussi.

En dehors de cette question d’André, j’aurais pensé à me séparer de ma sœur et son mari; d’habiter seule, libre et indépendante. J’avais les moyens nécessaires pour réaliser de tels projets, qui sont tout à fait naturels de nos jours. Mais, en réfléchissant, je me suis dit : je suis chez moi, autant qu’elle. Je suis propriétaire à titre égal de notre habitat, de notre grande voiture et bien d’autres choses, comme propriétés de terre ou actions à la bourse. En outre, les employés et domestiques n’aient pas payés par ma sœur, mais par notre argent, à nous deux. Enfin, je suis habituée à tous les locaux de notre grande maison et notre vaste jardin et je ne suis pas tentée de les changer. Claude n’a jamais contredit ça; il respectait cette situation et il reconnaissait entièrement mes droits, chez nous .

Mais ma sœur avait le mépris de mes prétentions légitimes, inconsciemment peut-être, parce qu’elle n’était pas voleuse, ni usurpatrice; elle est simplement folle et déséquilibrée .







Chapitre 3

Rien que ma vie




André, mon sacré directeur était, en effet, un homme formidable, compréhensible. Peut -être qu’il était épris de moi, pour faire ce qu’il faisait .

Par exemple, je lui ai proposé de diviser ma mission de l’émission poétique à la radio en trois parties : la première, consacrée à la lecture de la poèsie, ancienne et moderne; la deuxième, entretien avec un poète ou un critique littéraire, la troisième, débat effectué avec le public, en direct, par communications téléphoniques.

André a réfléchi un peu, puis il m’a dit :

« Est-ce qu’on peut ajouter une quatrième partie, dans laquelle vous lisez un poème de votre propre poèsie, à chaque fois? »

Alors, j’avais envie de pleurer de joie.

Pourquoi m’a-t-il accordé ce grand honneur, de communiquer directement mes poèmes au public? C’est la première fois que je pourrai lire mes poèmes, à une large audience, à la radio en plus.

Je l’ai remercié et doublé nos rencontres dans son bureau, pour discuter les développements de l’émission ; j’ai recevais, de temps en temps, des compliments et des conseils très utiles; il m’a même accordé des augmentations de rémunérations .

Mon premier poème que j’ai lu à la radio, racontait un conte de fée poétique, autour d’une femme peintre orientaliste et son mari, et de l’amour conjugal qui les lie intensément :





A l’atelier, qui nous semble accueillant
Notre peintre de talent, était prête
D’élaborer ses tableaux excellents.
Elle mis son ennui en défaite

Elle dessina un roi brun et charmeur
Au palais, est entré souriant
Toutes les portes sont ouvertes à l’honneur
Du grand roi, et son élite des gens

Grande salle dessinée grandiose.
D’or massif était faite cette merveille
Pour accueillir, invités et danseuses.
Tous sont ravis d’une musique qui s’éveille !

Une danseuse apparaît, dénudée
De dos, d’épaules, et les seins balançaient
Le roi n’a pas cessé de regarder
Les pentes des hanches et les jambes évincées

Au grand ministre, dit le roi des sultans
Demande-toi à toutes, me rejoindre
Dans mon lit; je serais très content.
Jusqu’à l’aube resteront ! Rien à craindre

Notre peintre remarqua femme qui vient
Ressemblait, trait pour trait, à elle-même
Elle s’assoit bien sagement dans son coin
Et donna à la peintre une alarme !

D’un seul coup, notre peintre comparue
Pénétrant au tableau entrouvert
Remplaçant l’autre femme disparue
Elle aussi s’est trouvée dans la serre

Comment faire pour sortir du dilemme?
Si le roi voulait choses qui dépravent
C’est la fin d’aventure très infâme!
Si elle est agressée comme esclave !


Vieux sorcier est sorti d’une grande jarre!
Semblait sage, raisonnable et doué
Elle demande un conseil au vieillard
Pour qu’il laisse son destin à jouer !

Le vieux dit : pour sortir de l’impasse
Il te faut mots d’amour très suaves
Qui traversent tous les murs et l’espace !
Tu retournes, par la suite, saine et sauve

Par miracle, le mari arrivera
A son grand étonnement, il la vue
Au tableau elle supplie qu‘il prendra
A sauver du danger, s’il a pu !

Le mari , effrayé mais fidèle
De son âme et son cœur, il l’appèle
Tu reviens ! tu me manques;et je t’aime!
Le tableau s’est ouvert devant elle !

Son épouse revenue dans ses bras
Le bonheur, de retour, les comblait
C’est le couple amoureux qui vaincra
Toute épreuve, réussite d’emblée

Avec André, je n’ai pas osé dépasser le stade d’amitié . Probablement à l’époque, je ne connaissais ce phénomène d’amour que par la poèsie et les sentiments imaginés . Alors je me suis posée, à plusieurs reprises, la question suivante : Est -ce les règles de la poèsie, parlant d’amour, exigent-elles un véritable poète amoureux ? Si c’était mon cas, pas encore amoureuse, devais -je continuer à observer l’abstention? N’ y a -t-il pas de possibilités naturelles qui permettent d’éprouver des faux sentiments , comme plusieures poètes les avaient faits avant moi? C’est l’avenir qui répondra.

Ma sœur Anne a cessé, enfin, dans le cadre de mon travail , de m’inculper des erreurs que je n’ai pas commises; surtout en ce qui concerne ma collaboration avec André . J’ai gardais, en fait, le même rythme de vie comme avant, pendant des longs mois passés à la station de radio. Je croix qu’elle était sûre que rien n’est passé avec André .

D’ailleurs, elle n’a jamais écouté mon émission, pour imagier ma situation à la station et apprécier mon travail là-bas, comme si elle avait condamné d’avance à l’échec toutes mes activités professionnelles et interventions poétiques. Son mari ne m’écoutait pas, non plus, soit parce qu’il s’intéressait peu à la poèsie , soit par peur de sa femme, en partant du

principe qu’ un couple doit être uni , même dans l‘appréciation de l‘oeuvre de leur pauvre sœur !

Mon émancipation est donc réduite à une vie extérieure relativement libre, dans les domaines des idées, des réflexions, des discussions, mais pas en actes physiques. C’était le tabou qu’on ne parle pas, ni même y penser, et l’interdit absolu.

Bien entendu, les désirs ne me manquaient pas ; je les sentais normalement, et je l’ai mis, en outre, à leur place dans ma poèsie. Si je suis belle, j’aurais encore longtemps à soigner ma beauté pour la mettre en œuvre, plus tard, entre les mains de l’homme qu j’aimerais.

J’aurais vingt ans prochainement et mon prince charmant , monté sur son cheval blanc doit attendre. Mon imagination comblait entièrement ma vie nouvelle, et j’en suis contente.. très contente.

Longtemps est passé ainsi . Je suis restée deux ans à la station de radio; puis j‘avais une proposition venue d’une chaîne de télévision , nouvellement créée, que je travaille à cette chaîne , simultanément avec mon travail à la radio.. J’ai accepté l‘offre et André en était ravi, puisque je garde mon poste chez lui.

Plus le temps passe, moins j’ai envie de quitter mon clan familial, malgré le comportement inchangeable de ma sœur , surtout qu’elle a fait deux enfants, et l’impensable comportement froid de son mari envers moi .Quant à leurs enfants ,une fille et un garçon, je les ai trouvé, par ailleurs, adorables .

Le comble est que ma sœur a appelé sa fille ’’Jeanne’’ , comme moi;la pauvre enfant! A-t-elle pensé qu’elle a crée une autre poupée à jouer grossièrement avec, comme elle a fait pour moi, les dernières années? Ou elle a voulu renouveler les destinées de chacun et avoir une fille meilleure que moi, qui représente une créature idéale que je n’étais pas moi-même ?

J’aimais énormément ces deux anges, qui m’ont poussé à consacrer le temps nécessaire pour m’occuper d’eux, plutôt que penser aux bêtises et méchancetés de ma sœur.

Des mois et des mois sont passés et j’ai maintenant vingt cinq ans et je suis restée célibataire. Anne avait toujours tant d’occasion à s’amuser de refuser tous les hommes qui se présentaient pour demander ma main.

De mon côté, j’étais très occupée d’améliorer ma vocation de poète, en lisant beaucoup et participant à différentes activités et manifestations culturelles et artistiques; sans oublier, naturellement, mon travail double aux postes qui demandaient aussi des longues heures d’effort; en examinant les textes, les répéter souvent et en écrivant nouveaux poèmes de mes oeuvres, pour lire l’ensemble soit à la radio, soit à la télévision.

Je suis devenue une vedette heureuse; oui, c‘est vrai que je suis heureuse, mais malheureuse en amour.


Chapitre 4

Premier véritable amour


Au printemps de mon émancipation émotionnelle, mes relations avec deux personnages masculins de nature et civilisation différente, ressemblaient à deux aiguilles d’une même montre :

La première, celle qui indique des heures, représentait André, l’homme poli, cultivé, brillant professionnellement, globalement peu attiré par ma féminité, peut-être par les femmes tout court, n’est préoccupé que par son travail. Donc, il est nul sur les plans des impulsions amoureuses ou sexuelles.

La deuxième, plus rapide, consacrée à montrer des minutes, désigne Abdul Hamid, le jeune sportif, poète, bi-langue, musclé et craintif. Il est, par conséquent, peu actif, mais il présente des perspectives dans le domaine des sentiments, pourquoi pas plus, dans d’autres domaines qui intéressent les femmes avides d’amour comme moi ?

On dirait que j’avais deux amours à deux vitesses différentes, l’aiguille André, petite et lente, malgré la valeur qui représentait à compter le temps, m’intéresse de moins en moins, en opposition avec l’aiguille Abdul Hamid.

A la réflexion, donc, c’est vers ce dernier que tout mes sens et sentiments se dirigent. Ne me manquant pas de courage, je lui ai téléphoné au lendemain de la fête scolaire, pour lui dire que notre contact doit perdurer et notre amitié se renforcer, en fonction et à mesure de notre compréhension mutuelle et nos intéressements communs. C’est normal, non? Je me suis dit .

Il m’a proposé qu’on se voie dans le café qui est en face de l’école et qui sera fermée le jour même. J’ai répondu que cette une merveilleuse idée. Le rendez -vous avait lieu une heure après, je préfère dire soixante minutes après, puisqu‘il s‘agit de l‘aiguille Abdul Hamid.

Au café, j’ai demandé une boisson alcoolisée ; lui, un thé. On a commencé de parler de banalités, des brèves commentaires sur le déroulement de la cérémonie juvénile . Puis, il m’a dit :

« Je garde à cette occasion les meilleurs souvenirs de rencontrer une jeune poète célèbre, et travailler avec elle pendant plus d’un mois »

J’ai dit : « Je vous remercie ’’Abdul‘’ pour ces compliments que je ne mérite pas vraiment, parce que je suis encore très jeune pour être grande en poèsie ,mais votre admiration me touche énormément »

Il m’a attiré l’attention, très délicatement , qu’il s’appèle ’’Abdul Hamid’’ , un prénom composé de deux mots, et que ‘’ Abdul ‘’ ne signifie rien en langue arabe ; malheureusement c’est une erreur commune commise souvent en France, il a dit.

Cette remarque accidentelle ne m’a pas fait rougir le visage , mais je l’ai enregistré en ma mémoire, en respectant l’enseignement dérivé de l’étymologie en relation avec les coutumes des peuples. C’est intéressant et utile pour ma connaissance littéraire .

Abdul Hamid a ajouté avec un air complaisant:

« Je tiens à vous dire ça; parce que, pour moi, c’est très important de m’appeler ’’ Abdul Hamid’’, qui sort plus agréablement , avec sa forme correcte, de votre bouche ; que je l‘entende plus d‘une fois de vous, comme si notre amitié était plus longue et plus familière! »

J’ai dit: « Merci de m’avoir précisé ça, parce que moi aussi, je tiens à vous appeler de votre prénom exact! »

Alors, le fait qu’on a prononcé mutuellement des expressions de genre : ‘’ je tiens à …’’ et d’autres termes semblable, au cours de notre entretien, montre que nous avons entamé une étape décisive dans notre compréhension sentimentale. Selon mon projet initial, je pourrais ainsi partir de ça pour arriver à mon approche forte et décisive.

Je lui ai dit alors :

« J‘espère que vous aller m‘écrire de là-bas, pendant les vacances d‘été, que vous continuer à écouter mes poèmes à la radio et me voir à la télévision, si vous en avez l‘occasion »

Il me semblait qu’après mes phrases amiables, plutôt attirantes pour quelqu‘un que je connais depuis seulement un mois et demi, Abdul Hamid s’est montré moins timide et plus audacieux que je n’ai jamais pensé.

Il m’a répondu :

« Bien sûr que je vais penser ’’beaucoup’’ à vous. Je vais vous faire même de
poèmes, pour parler ‘’ensemble’’ d’une langue ‘’partagée’’ ! »

Tous ses mots que j’ai soulignés prouvent bien que je ne revienne pas chez
moi, les mains vides; mais je reconnais que ce sentiment relève des réflexions d‘une jouvencelle nouvellement arrivée au monde des hommes ..

Nous sommes restés longtemps au café, puis nous avons marché un petit peu, pour qu’il m’arrête subitement devant un immeuble, pas très loin de l’école, en disant : « C’est ici que j’habite. Voulez-vous prendre un café là-haut? »

J’ai simplement dit : Oui; et c’est là-haut, dans son studio, je ne me souviens plus de quel étage, que j’ai fait l’amour pour la première fois de ma vie!

Il m’a caressé, m’a dit des mots d’amour que j’entend, la première fois, de la bouche d’un homme me chuchotait d’une voix très proche à mes oreilles .Il m’a assuré qu’il est tombé amoureux de ma ‘’ beauté’’, de ma ‘’culture’’ de ma ‘’douceur’’, bref, de tout ce que je n’avais pas entendu d’un autre avant lui, avec cette crédibilité et sincérité, étant donné que je n‘ai jamais couché avec quelqu‘un auparavant .

Il faisait bien l’amour aussi, je suppose; car, la façon d’embrasser, de serrer la poitrine, de donner ou prendre des baisers, de toucher mon corps, était différente de tout ce qu je lisait dans des romans, ou j’ai vue dans des films, même dans mes rêves les plus osés .

Je n’ai pas quitté le studio d’Abdul Hamid qu’à vingt heures; c’étai trop tard pour moi; car, ma sœur serait très inquiète et il me faudra la patience que j’éprouve une longue enquête, qui va prendre au moins deux heures . J’étais fatiguée, mais comblée de plaisir et sentiments amoureux en même temps; cela demanda un certain délai pour me récupérer et me comporter sciemment devant ma sœur .

J‘ai rêvé de lui pendant la nuit. Mais, il faisait l‘amour avec une autre femme, puis avec une deuxième aussi ; et après chaque rêve, je me éveille étourdie , troublée.

J’ai décris, en poèmes, ce qui fut passé dans mes rêves .Je l‘ai imaginé chanter, lui même , en parlant avec une de ses Vénus :

Une âme légère et une voix douce
D’une mince fille , tel rameau
Elle pris la route sur le pouce
Et son allure est très beau

Féminités attisent le feu
Lançant des piques à mon cœur
Et je la vois venir en jeu
Sans qu’elle sent d’aucune peur


J’ai embrassé son corps à l’aube
Et des baisers semblaient une crue
Quand elle laissa tomber la robe
La blancheur du corps parue

Elle en cachait, en faire des mimes
Des hanches, du ventre, et nombril
Ce qu’elle pouvait de ses intimes
Des seins brûlés et des mamelles !

Giron plié, des jambes serrées
Une femme parfaite en nudité
Et ses regards se retiraient
Ils sont un don d’humanité

A ses désirs, volcan en feu
Des laves collantes qui se fondaient
Quand on perdu raison, un peu
Et les désirs sont débridés

Les seins très beaux furent endormis
Sur ma poitrine palpitante
Et notre barque fut compromis
La joie des deux, trop excitante

Une grande tourmente s’est produite
Du fou tonnerre en gémir
Est parvenue ,bien tout de suite
A la hauteur des grands plaisirs

Un lit cassé et plis en fugue
Des quatre pieds il reste rien
Et elle m’a dit, faisant la figue
Tu m’aimes autant quand je reviens?

De peur se voir mourir d’amour
Ils font recours à la raison
Et le matin sont de retour
Les amoureux, à leurs maisons


Je me suis réveillée comme dans le rêve, très épuisée mais sans extase comme la fille du lit cassé, ,ni même avec des fantasmes particuliers . Je suis allée à mon travail à la télévision sur des pieds faibles, engourdis et relâchés.

Abdul Hamid a retardé son voyage des vacances d’été de deux semaines, et nous en avons profité pour faire plus d’amour dans son studio; une fois ou deux à la campagne, dans des petits hôtels, ou carrément dans la nature, en écoutant les oiseaux et regardant dans le ciel .

L’amour est beau en liberté, en oubliant le monde entier, y compris ma sœur, y compris Claude ou André et tous les hommes au monde.…C’était Abdul Hamid et rien que lui . .

Cela m’a laissé songer: pourquoi je n’avais pas la volonté et le courage de me révolter, de tout casser, de tout démolir pour arriver à de moments de plaisirs qui valaient le coup de faire . J’ai perdu, jusqu’à rencontrer Abdul Hamid, de tonnes des sentiments et des fantasmes fous, avec des hommes que j’ai dû trouver et aimer .On dit que les hommes, et les femmes aussi, ont en moyenne , vingt histoires d’amour, plus ou moins intenses, sans ou avec un excès de pratiques sexuelles dans leur vie; alors , pourquoi moi deux jusqu’à maintenant, avec mes vingt années d’âge ?

A présent, et j’espère que ça dure, Abdul Hamid incarne l’ensemble d’amour sentimental et amour charnel que je pouvais obtenir, dans les conditions personnelles et familiales que j‘avais. Je suis heureuse, comblée et en concomitance complète, moralement et physiquement ! Je fais plus de poèmes , plus des entretiens avec des personnalités littéraires et des poètes .Avec l’amour, je suis devenu plus dynamique !

J’aime les gens dans la rue, ceux aux bureaux de travail, ceux qui sont dans les champs ou dans les usines; j’aime tout le monde ici ou là , où ils se trouvent ; j’aime aussi la foule qui va au cinéma ou théâtre, qu’ils lisent des romans et essais, ceux qui aiment la poèsie, la musique, la danse, tous…, tous …parce que je suppose qu’ils soient , ou ils vont devenir un jour, amoureux comme moi; qu’ils fassent l’amour autant que moi , qu‘ils aient le plaisir de vivre cette épreuve comme moi, qui viens de sortir du désert !

Même après le départ de mon bien aimé, Abdul Hamid, dans son pays; je suis restée avec son image, avec nos souvenirs, courts mais amples et intenses qui valaient vingt ou cent histoires d’amour cumulées !

J’ai enrayé complètement André de mes fantasmes , mais suis restée fidèle à son amitié et les impératifs du travail. Quant à la télévision je n’avais que des collègues peu aimables , mais neutralisés dans mon esprit .

Il est devenu superflu de voir ma sœur continuer à refuser les candidats au mariage . Même cela a commencé à m’amuser et j’imagine les victimes de ma sœur tombées ,l’une après l’autre . Moi , je suis saine et sauve, et j’ai , à présent, mon grand amour pour la vie .

Une semaine après le départ d’Abdul Hamid, j’avais envie d’écouter de nouveau sa voix. J’ai fait son numéro de téléphone avec un cœur qui battait. Une personne âgée, je pense, qui parlait très peu le français , avec une voix âpre et fluctuante, m‘a répondu. Elle m’a dit qu’elle était sa mère et m’a demandé ce que je voulais ; J’ai répondu, simplement: parler à Abdul Hamid. Elle m’a fait comprendre avec son français très faible, mélangé des mots arabes que je compris le dixième à peine, que son fils est absent pour le moment, parce qu’il a accompagné….. sa femme et ses trois enfants chez sa belle-mère !

J’ai presque perdu la voix; J’ai crié de toute ma force : « Sa femme ? », elle a répété : « Oui; sa femme; ma belle-fille, Fatima ! »

Mon cœur fut brisé . Je ne croix plus à l’amour ; je ne croix plus aux hommes .
Je suivrais mon chemin dans la vie avec précaution et méfiance , en tournant la tête du passé . Je retournerai, obligée, à la cage de ma sœur, en sacrifiant de nouveau mes sentiments amoureux, qui ressemblaient, en fin de compte, à des caprices infantiles comme Anne disait de l’amour de ses enfants envers moi .Il ne restera pour moi que la poèsie et le travail.

Pour l’amour, c’est terminé .


Chapitre 5

Après le printemps

Dix mois, passés déjà, après les deux amours décevants d’André et d’Abdul Hamid. J’ai connu depuis, quelques amourettes sans conséquence, mélangées de sentiments et de plaisirs éphémères ou de courte durée, mais ce n‘est pas ça l‘amour..

Par contre, j’ai continué à développer ma vie professionnelle, en ajoutant l’activité du théâtre, pas comme actrice ou collaboratrice , mais narrateur où je lis des poèmes sur des scènes basées sur la poèsie, en me comparaître devant le public uniquement dans ce rôle. J’ai même reçu des offres pour faire de films documentaires pour le cinéma ou pour la télévision, sur des poètes célèbres.

J’ai eu entre temps plus d’amis de deux sexes. La grande majorité étaient des hommes qui sont, en principe, moins critiques, moins satiriques et moins jaloux que les femmes.

Ma sœur était fatiguée de suivre les péripéties de mes amourettes ou relations amicales. Et elle a fini de me laisser tranquille, après avoir atrocement consommé une bonne partie de ma jeunesse.

Elle s’occupe maintenant de ses deux enfants. Claude son mari, ayant eu marre de ses folies chroniques, ne supportant plus la vie conjugale, s’est réfugié aux prostituées et filles légères pour respirer de temps en temps. Mais il a fini par tomber amoureux d’une actrice, assez âgée, pas très belle, que j’ai rencontrée une fois dans un film que nous avons tourné ensemble .

J’ai essayé une fois, en vain, d’empêcher cette femme de s’accaparer du sort de mon beau-frère, en lui menaçant de parler à ma sœur que personne n’ignore sa férocité; mais cette aventure a continué et il est resté attaché aux plaisirs qu’elle lui donnait, pendant un certain temps. Il la voyait au moins deux fois par semaine, mais il est resté comme toujours à la maison, un mari effacé mais un bon et tendre père de ses enfants .

Ma sœur n’a découvert l’adultère de son mari que tardivement , par des dénonciations extérieures . J’en étais pou rien. . Le divorce n’a pas tardé de suivre; mais cet événement ont démoli la force d’Anne, atténué son arrogance et touché profondément à sa fierté. Pour une fois, j’avais la pitié pour elle, mais je considérais que c’était sa faute, et elle en était responsable.

L’ex- mari de ma sœur, expulsé de la maison, n’avait pas l’intention de se remarier; il a aussi abandonné l’actrice et décidé de vivre seul . Personnellement , je n’ai pas coupé les liens, de mon côté, avec lui .

A la réflexion, Claude n’était pas mauvais avec moi pendant toute la durée qui a passée avec ma sœur .

Au cours de la procédure de divorce, j’ai pu retenir sa nouvelle adresse, marquée sur les papiers officiels, et trouvé par biais des connaissances communes son numéro de téléphone. Je n’ai pas hésité le jour de la prononciation de divorce à lui téléphoner et exprimer mon regret pour ce qui s’est passé, tout en montrant à lui, pas seulement ma neutralité dans l’affaire, mais aussi ma complaisance et mon amitié.

Il m’a demandé de lui donné, une fois tous les trois jours par téléphone, des nouvelles des ses enfants que ma sueur a eu la garde; et m’a prié, plus tard, qu’il soit moi qui les accompagnais pour les visites hebdomadaires que les enfants effectuaient en raison du droit de visite que le tribunal lui avait accordés.

Pendant ce temps difficile de situation familiale perturbé, je n’ai pas pu faire de nouveaux amis avec lesquels je pouvais parler de mes soucis ou raconter mes souvenirs.

Parmi les rares amies qui restent de la dernière période, une veuve courtoise d’apparence, ayant une moyenne expérience pratique dans la vie lui permettant de donner, le cas échéant, des conseils ou des solutions pour les problèmes que je pouvais rencontrer. Mais j’ai découvert que cette femme qui se prétendait amie fidèle, aimable et sincère, avait critiqué devant plusieurs personnes, mon aspect phisique à l’âge de trente ans à peu près; et elle a mélangé ça, avec ma vie quotidienne et professionnelle.

Elle a prétendu que j’avais une relation amoureuse avec l’ex- mari de ma sœur . Sans doute , parce que j’accompagne mon neveu et ma nièce chez lui toutes les semaines, et j’avais la grave erreur de raconter certains détails de la vie nouvelle de Claude, après le divorce avec ma sœur , sans rien révéler à elle mes sentiments d’amitié envers lui ; mais elle a tout inventé . . .

Elle a décris en plus une horrible image de moi : que ma beauté était fausse, parce que j’étais toujours maquillée trop. Elle a dit également, que j’utilisais un charme préfabriqué des gestes désinvoltes et des réactions peu commodes sur scène, au théâtre ou à la télévision, pour attirer les hommes .Elle a fait de moi une femme fatale, assoiffée des hommes, tandis que j’étais sur ce point tellement éloignée de me jeter aux pieds du premier arrivant , et ma véritable vie amoureuse était des plus pauvres, par rapport aux autres femmes de mon âge .

Quand je l’ai vue, la semaine dernière, je lui ai surpris par des poèmes que j’ai écrits à son honneur :

Tu me disais, je suis laide et farouche
Pensais- tu aux laideurs de tes dires ?
Ta vision d’amitié est très louche
Elle est née d’une jalousie en délire


Mais ce n’est pas elle seulement ; car, d’autres collègues à la télévision, surtout, femmes bien entendu, a priori, étaient contaminées par elle. Elles ne supportent pas les regards d’intéressement ou d’admiration des hommes vis- à vis de moi .. Elles essayent de trouver des failles dans mon apparence, mes gestations, mes paroles, mes commentaires, ma rédaction et surtout dans mes relations avec les cadres importants de la télévision ou du ministère de la culture. Ainsi que l’occasion de ma présentation à des personnalités de certaine valeur, y compris des hommes politiques français ou étrangers, que je rencontre pendant le sillage de mon travail.

Cela n’empêche que j’avais pensé, il y a un certain temps, à ce que la femme, en général, attend à la fin de la saison de jeunesse. L’âge doit affecter, de toute façon, l’apparence, le visage, le corps et même l’âme. Ça ne concerne pas les femmes seules, mais les hommes aussi, mais pour des raisons différentes.

Cette ambiance terrible de rumeurs m’a fatigué les nerfs . J’avais vraiment besoin d’une personne sincère et franche à confier mes secrets. Quelqu’un de toute confiance et discrétion . Quelqu’un de mon passé naïf, net et simple , qui ne ressemble en aucun trait à la veuve traître que j’ai connue .

J’ai trouvé que la seule personne qui me comprenait bien, et qui était pour moi, dans toutes les circonstances, les mauvaises et les moins mauvaises, tendre , compréhensif et généreux, était l’ex- mari de ma sœur! Mais, ai-je le droit d’y penser, malgré qu’il soit divorcé, exclu du foyer ? Est-ce un acte incestueux que je risque de commettre? En outre je ne suis pas sûre encore que je l’aime .

Un dimanche d’avril à l’occasion d’une visite habituelle de ses enfants à leur père je les ai conduits chez lui le matin . Au lieu de les laisser les enfants toute la journée, prisonniers chez lui, pour les récupérer le soir, j’ai proposé qu’on aille ensemble visiter le musée de l’art de l’Afrique et de l’Océanie, puis passer la journée au parc zoologique, après la tournée au musée. J’ai dit gentiment à Claude qu’il faisait beau et j’avais envie de revenir un peu à mon enfance et retrouver le zoo de ma jeunesse lointaine . Il a trouvé bonne cette idée et nous avons pris sa voiture pour cette promenade printanière.

Au zoo j’ai eu l’occasion de lui parler des bons souvenirs que j’ai gardés de lui dans le passé , que j’était de tout mon cœur avec lui pendant la plupart des querelles qui éclataient de temps en temps avec ma sœur .

Il m’a dit:

«En effet je connaissais peu tes pensées de moi, mais je sais que tu avais un bon cœur et tes sentiments conciliants comme belle-sœur, presque fraternels envers moi étaient réels, même invisibles, à cause de ta sœur ; mais je n’avais en aucun moment la possibilité d’exprimer ma reconnaissance, le la plénitude de mes remerciements quand tu osais de contredire Anne et tu prenais part de mes dires ou attitudes . Je regrettais spécialement que nous étions pratiquement séparés par une muraille invisible de méfiance de ta sœur. En fait, l’appréhension de ses revanches, m’empêchait de te dire de ce que je pense de toi. »

Ces commentaires banales , sans odore particulière ne m’ont pas encouragé vraiment d ’espérer quelque chose de positif dans ses réactions . J’aurais aimé écouter de lui des mots et expressions plus motivés que de la reconnaissance ou des remerciements . J’ai voulu qu’il dise , par exemple, qu’il était épris de ma beauté, de mes talents , de mes regards , ou quelque chose comme ça
..
C’est pourquoi je lui ai demandé s’il avait un projet de se remarier ou qu’il avait une relation intime avec quelqu’un . Sinon , j’aurais suggéré de présenter un lien quelconque avec lui , de n’importe quelle forme d ’amitié
Or, je suis arrivée à la conviction que rien ne peut être attendu de lui; le fantôme de ma sœur lui rend sourd et aveugle .

Alors il n’ y avait que l’attaque directe qui pourrait être efficace .

Je lui ai dit :

« Si tu es libre, je suis prête à sortir avec toi de temps un temps , en dehors des jours des visites de tes enfants »

Cette fois là, je me sentais que j’étais formidable dans mon approche!

Il m’a répondu :

« Je n’ai jamais rêvais d’entendre de toi de mots pareils . Je serais bien prêt à faire tout ce que tu veux de moi! » .

Ce n’était pas un revanche que j’ai voulu faire vis-à-vis de ma sœur; c’était une attirance naturelle vers un homme malheureux comme moi dans ses rapports avec ma sœur . Il y avait entre nous un lien très profond , une destinée presque fatale qui résulte des années de soumission aveugle à une femme tyrannie! C‘est donc le moment de nous libérer de ce joug , de la
puissance de ce fantôme présent à chaque instant dans notre vie . Lui, marié plus divorcé; moi devenue vieille fille, avons le droit donc de nous venger maintenant de notre mise en ecsclavage qui a duré longtemps ! Elle avait sa part du gâteau dans ce monde, et c‘était vraiment une part de lion. Or, c‘est à notre tour maintenant de partager l‘autre part…

Je l’ai fréquenté dans son appartement pendant plusieurs mois. Nous étions comblés de cette nouvelle vie qui s’ouvre devant nous . Nous nous parlions très peu d‘Anne, sauf quand il s’agissait d’une qestion qui touchait à l’un ou l’autre de ses enfants en raison d’un geste ou d’une décision leur concernant .Pour le reste, c’était des moments agréables que nous avons passés ensemble .

Le jour où j’avais quarante ans, Anne est tomée gravement malade . J’ai dû essayer d’ être plus gentille avec elle ; m’occupe de ses enfants pour tout ce qu’elle avait l’habitude de faire . Et quand le pire en ce qui concerne sa maladie, apparemment incurable, a commencé à apparaître, j’ai consacré tout mon temps pour elle, pour surveiller ses besoins personnels et veiller, à sa place, au long de la journée, à l’ensemble des affaires de la maison avec l‘aide des domestiques .

Quant à Claude, je le laissé à côté, n’ayant pas le temps de le voir . Lui aussi était préoccupé de la santé de son ex- femme. J’avais le sentiment que l’approche de la fin de ma sœur lui rendu moins intéressé à moi; c’était comme si la mort probable de ma sœur était un élément de déclin pour son état émotionnel , au lieu d’étre un élément libérateur . Elle était, semble -t-il, malgré tout, sa raison d’être, et la perte d’Anne lui donnera la mort aussi .

J’ai cessé complètement de le rencontrer .

Ma sœur restée longtemps agonissante . Chaque jour dément nos soupçons de mort d’Anne , et cela a duré plusieurs mois .

Le jour de la mort de ma sœur, Claude était l’homme le plus triste du monde .

Quant à moi, j’ai confrontais avec certaines difficulté , l’arrivée de la vieillesse . Il ne reste de ma vie que les souvenirs et les quelques sourires que je faits en me rappelant des moments heureux avec André, Abdul Hamid, et enfin, Claude, mort un an après Anne .

J’ai écrit sur ce sujet dans un journal littéral, et j’ais terminé mon article par certains vers décrivant mes sentiments personnels vis-à-vis de ce phénomène des changements produits par l’avancement d’âge :


Gémissements indolents au palais
Que des hommes ou des femmes en cours ?
Dans leurs huttes ou au cœur des palais
Se rappellent tout de même, de l’âge

Larmes aux yeux, cependant, dans la nuit
Ignorant tout les causes des tourments
Solitude, amertume, et ennui
Sans avoir des espoirs apparents

L’existence se nommait paradis
Mais ils sont arrêtés sur un point
Persistant en délire comme jadis
Leur jeunesse agonit dans le coin

Leur patience s’épuisait dans l’attente
Et l’angoisse s’alourdit comme d’antan
Les médecins se demandent ,à leurs tentes
Si les dieux les oublient autant

Talismans ne leur font que du rien
Ni prières, ni des faits de sorcellerie
Ni visites à la tombe d’un des saints
Ni les chants qui rappèlent Cavalieri


Prends, Destin, si tu veux être juste
Tous les ans et les jours de vieillesse
Rends à moi, juste après, ce qui reste
du trop peu des acquis de jeunesse




Fin


Adel El Zaïm
 
 
L'homme naïf
 
Je suis allergique contre la multiplicité des erreurs méprisées qu'un homme peut passer et maintenir chaque fois. C'était de la manière d'un ami qui ne voulait écouter personne, malgré mes conseils à chaque jour. Il s'appèle Georges , bavard, ainsi qu'il fait bâiller. Il répète la même histoire dix fois consécutives. Il riait, quand il ne faut pas et restait sans bouger ou désappointé, si tout le monde rit. Je me permets de plaisanter aimablement avec lui sans que notre amitié soit bafouée. Alors contre mes badinages, bredouillait-il ou bégayait sans causer une bagarre. Vraiment, il est un ami naïf et je l'aime cordialement .
Habituellement il supporte tout, sauf toucher aux coutumes ou à la moralité . En outre, il n'aime pas entendre aucun mot grossier . Les histoires cochonnes l'irritent et provoquent chez lui le mépris et le dégoût . Si vous dites, comme un proverbe : "Traire le boeuf est impossible", il rougit ! Cela montre l'aspect de son véritable caractère .
Il était un enfant mal aimé dans sa famille, à cause de sa solitude, comme s'il est venu d'un autre lit . Aucune des femmes qu'il a rencontrées volontairement ou par hazard , ne l'aimait non plus, quand il est devenu adulte , pour la même raison. Certes, les femmes préfèrent l'homme audacieux, qui est sous leurs yeux égal à " virile" pas l'homme pur et pudique . Les règles de reproduction naturelle s'imposent ici .
Bizarrement, il a une petite boutique des prêt- à-porter féminins avec deux employés qui sont tous des hommes . Car, avec les femmes clientes, se sont les employés qui se'occupent , pas lui .
Un jour aucun employé n'était là , car ils viennent après lui, aux heures de travail. Une jeune femme , très belle , est entrée et a demandé s'il avait une robe soirée pour sortir la nuit .
Elle a noté sa timidité et voulait avec sa qualité de séduction féminine de l'examiner et mesurer ses réactions . Ce qu'était pour lui la première fois qu' il affronte une telle Situation.
Elle a continué lui séduire jusqu'à celui-ci montre une certaine réaction. Elle est entrée dans le local d'essayage pour voir si la robe lui convenait . Après quelques instants elle lui a appelé pour venir . Il est venu regarder ce qu'elle voulait, et il l'a trouvé toute nue !
Puis, elle lui a dit sans soucis : "pouvez chercher , s'il vous plaît, une taille plus grande ? Je ne peux pas entrer dans cette taille là "
Il est allé chercher une autre taille quand l'un de ses employés est arrivé ; ainsi il était sauvé.
La fille a acheté la robe , mais il y avait quelques retouches à faire , alors elle la laissée au lendemain .
Au lendemain matin , elle est venue dans la boutique à la même heure, comme le jour précédent. Il était seul et lui a donnée la robe retouchée . Elle est allée directement devant un miroir en mettant la robe sur son corps . Puis elle a dit à Georges qui attendait à côté : "Comment vous me trouvez maintenant i ?; Il a répondu :"Merveilleuse". Alors, elle a dit :" Ainsi nous pouvons aller ensemble à l'Opéra aujourd'hui soir. Il y a là Don Geovanni d'Amadius Mozart. J'ai reçu deux cartes d'un ami . Ne vous occupez de rien et venez là-bas à huit heures piles " !
Georges était très surpris et n'a rien qu' accepter. Elle lui a fait un petit sourire en disant : " n'oubliez pas ce soir à vingt heures juste devant l'Opéra. Mon nom est Ursuella . Au revoir ".
Don Giovanni était merveilleux et les deux étaient contents. Georges a invité Ursuella à dîner dans un restaurant , qui reste habituellement ouvert après la fin des oeuvres joués à l'opéra.
Ils parlaient beaucoup au cours au repas, et ils sont allés chez lui après cela. Il était une heure après minuit .
Ursuela fait un bain rapidement et venue au lit tout à fait nue. Il était déjà dans le lit , couvert jusqu'à son cou et quand elle s'est glissée à son côté, il lui a donné un baiser et lui a demandé d'éteindre la lumière avant tout !
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Georges m'a raconté tout depuis le jour où Ursuellea est venue dans le magasin jusqu'à la nuit où ils ont fait l'amour après l'Opéra , et il m'a dit à la semaine suivante qu'Ursuella a décidé de d'habiter chez lui .
Sûrement, je suis content pour lui de trouver une telle femme belle et indépendante , mais .......
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Trois mois sont passés sans aucun problème : il va au magasin le matin et revient à vingt heures le soir. Elle reste à la maison ou va visiter des amies , comme elle raconte.
Chaque trois ou quatre jours, elle vient voir les nouveaux habits au magasin , elle les examinait, choisissait souvent une robe qu'elle lui plaisait . Elle la prenait chez elle, et la rendait deux jours après. Georges ne trouvait aucune raison de refuser cette envie chez Ursuella qu'il l'aimait et est capable de sacrifier tout pour elle .
Un jour, elle était dans le magasin et lui a dit : "Pourquoi tu n'ajoutes pas une rayon pour des sous-vêtements féminins ? Cela ira bien avec les habits et les robes que les femmes viennent ici pour acheter ".
Il a trouvé cette idée merveilleuse . Un mois après, la rayon a été crée . Ursuella prend d'un temps à l'autre certaines paires des culottes et des soutiens-gorge pour les essayer chez-elle !
J'ai vu , un jour, un ami qui m'a proposé de rencontrer une call-girl par un simple appel téléphonique . Elle s'appelle Rita . Je lui ai répondu que je suis pas amateur de ce genre de rencontres . Il a dit " Je te donne , quand-même , son numéro de téléphone' au cas où tu changes ton idée ". Mais quand il a prononcé ce numéro , j'ai sauté de ma chaise : : c'était le même numéro de téléphone de Georges que je connais par coeur ! Quelle surprise énorme que j'avais devant cet ami . Il m'a demandé s'il a fait quelque chose qui m'irritais . Je n'ai rien dit et il est vite parti .
Il a dit aussi que je dois téléphoner seulement le matin entre neuf et douze heures, mais jamais le week-end.
J'ai fait le numéro et demandé si Rita est là. Une voix douce m'a répondu : "c'est Rita que vous voulez, s'il vous plaît,". J'ai raccroché immédiatement , et senti le sang monter dans la tête. J'avais envie de vomir après avoir entendre cette voix . J'imaginais son Planning diabolique qu'elle a réalisé : avoir un numéro de Telefone pour recevoir les appels des clients le matin et les rencontrer à l'hôtel l'après-midi jusqu'au soir avant que Georges reviens à la maison. Et elle utilisait les différents habits et accessoires féminines , nécessaires pour exercer son métier de prostitution ..
J'ai vu Georges plus que deux fois, mais je n'avais pas le courage de parler d'aucune chose concernant sa vie privée. Or, c'était lui qui venait un jour me raconter qu'Ursuella l'avait quitté . Il a dit qu'il a trouvé une feuille près du lit où elle avait écrit: "Je vais pour toujours. avec mes larmes , sans bruit , sans tumulte. Tu es un homme angélique et tu va rester ainsi , aussi bon et généreux. je ne peux pas continuer à habiter avec toi. J'avais laissé tous les habits que tu m'a offerts. Merci pour tout. Ursulla qui t'aime beaucoup".
Je n'ai rien dit en lui laissant seulement réfléchir . Il m'a raconté , toutefois , qu'après cette rupture inattendue , il avait besoin de se reposer . Il s'est donné un congé de deux jours. Or, au cours de la première journée , il y avait quelque chose surprenante:
- "J'ai eu un appel interrogatif d'un homme sur une certaine Rita. J'ai répondu, qu'aucune Rita"n'est là; et j'ai raccroché . Le lendemain , la même voix a cependant répété la demande si Rita était là . Alors , j'ai dit qu'il y a sans doute une erreur " .
J'ai dit à ce pauvre Georges : "Oui. Les gens peuvent faire plusieurs erreurs dans des communications téléphoniques, mais avec le temps , ils cessent souvent de rappeler au même numéro".
Il a simplement répndu : "Oui. C'est vrai" .
Pauvre Georges , le trop naïf .



Fin
 
 
 


















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